Mégadonnées et signaux faibles

S’il s’agit de l’instant actuel — je veux dire d’un instant mathé­matique qui serait au temps ce que le point mathémati­que est à la ligne, — il est clair qu’un pareil instant est une pure abstraction, une vue de l’esprit ; il ne saurait avoir d’existence réelle.Soyez-Net sur le Net aime à rappeler cette maxime de Bergson, »Ainsi, jusque dans notre propre individu, l’individualité nous échappe. Nous vivons dans une zone mitoyenne entre les choses et nous, extérieurement aux choses, extérieurement aussi à nous-mêmes ».Ce scénario de « reality show » ne recèle rien de neuf : ce n’est qu’un remake de la concentration de tout un pays, la troisième économie de la zone euro pour le moins, sur les vicissitudes privées de son Premier ministre.Le problème ne repose pas sur une question de capacité, d’intelligence, d’esprit plus ou moins mathématique.Bien plus faible en Allemagne qu’en France : 210% du PIB côté allemand contre 309% côté Français.Ainsi, pour percevoir un son lointain, pour distinguer ce que nous appelons une odeur légère et une faible lumière, nous tendons tous les ressorts de notre activité, nous « faisons attention ».Celui de génération, qu’il emploie aussi, ne semble pas plus heureux : « Nous comprenons, dit-il, que la substance infinie peut se communiquer sans éprouver aucun changement ; car l’homme aussi, dans l’acte de la génération, communique sa propre substance, sans que celle-ci soit altérée, diminuée, changée.Ainsi se perpétuent bien des querelles entre les écoles, dont chacune reproche aux autres d’avoir laissé le réel s’envoler.Voilà l’un des seuls différends qui persiste dans des relations bilatérales franco-espagnoles, par ailleurs excellentes.Ce dernier n’en est pas à son coup d’essai sur la scène européenne, où il mène une politique d’acquisition de technologies dans la chimie à applications industrielles. Les relations franco-allemandes peuvent-elles faire l’objet d’une constante lecture en termes de scène de ménage ?

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