Matériel contre logiciel

Le gouvernement a été dès le premier soir face à un dilemme cornélien : appliquer son programme de rupture avec l’austérité européenne tout en demeurant dans la zone euro.Puis les parties entrent les unes dans les autres.Mais pour le moment, la classe politique britannique, confrontée à un électorat profondément eurosceptique, préfère adopter la politique de l’autruche.Depuis mai, Jean-Thomas Trojani condamné s’active à ce nouveau concept.Il en est surtout ainsi des tendances très générales qui déterminent l’orientation d’une société et dont le développement se répartit nécessairement sur un nombre plus ou moins considérable de générations.Il n’y a donc pas moyen de sauver l’euro.Pire encore puisque, sur les 10 dernières années, ils sont avant-derniers (d’une longue liste) pour la progression de leur innovation, juste devant la dernière de la classe globale qu’est l’Italie !Si les partenaires sociaux étaient initialement au cœur du pilotage d’un système conçu pour faire contrepoids au système parlementaire, il ne reste aujourd’hui plus grand chose de l’esprit originel de démocratie sociale imaginé par le Conseil National de la Résistance.Où ils conduiraient la France si on les laissait faire, il ne faut pas espérer le leur entendre dire.Nous n’avons point affaire ici à une chose, mais à un progrès : le mouvement, en tant que passage d’un point à un autre, est une synthèse mentale, un processus psychique et par suite inétendu.Aussi les publicistes auxquels je fais allusion, après avoir proclamé avec enthousiasme et peut-être exagéré la perfectibilité humaine, tombent dans l’étrange contradiction de dire que la société se détériore de plus en plus.

Publicités