Les PME ne doivent pas craindre le défi de la formation

De là la nécessité de rétablir l’harmonie entre la réflexion de la conscience et la spontanéité de l’instinct inconscient : il faut trouver un principe d’action qui soit commun aux deux sphères et qui, conséquemment, en prenant conscience de soi, arrive plutôt à se fortifier qu’à se détruire.L’analogie qu’on pouvait établir, jusqu’ici, entre le salarié d’à présent et le serf d’autrefois, perd donc de sa justesse.C’est pourquoi toute dégradation trop visible est perçue comme une faute politique, toute proximité trop grande comme un alignement coupable. En étudiant alors, au terme d’un des grands efforts de la nature, ces groupements d’êtres essentiellement intelligents et partiellement libres que sont les sociétés humaines, nous ne devrons pas perdre de vue l’autre point terminus de l’évolution, les sociétés régies par le pur instinct, où l’individu sert aveuglément l’intérêt de la communauté.Nous pourrions, à la rigueur, rayer ce souvenir de notre intelligence, mais non pas de notre volonté.Elle était réelle, mais d’une réalité qui n’était pas sans dépendre de la volonté humaine.C’est en ces termes que s’est exprimé la semaine passée Christian Navlet, dans une tribune dont le titre laisse pantois : « Ignorez les mauvaises augures, l’Europe est en train d’être réparée !Cinq ans plus tard, Sara Lee se débarrassera complètement de sa branche textile-habillement.Le progrès humain aura besoin pour s’accomplir de tant de vies individuelles, qu’on devrait veiller à ce qu’aucune ne se perde en vain.S’il est une loi générale de la vie, c’est la suivante : Tout animal (nous pourrions étendre la loi même aux végétaux), répond à une attaque par une défense qui est elle-même le plus souvent une attaque en réponse, une sorte de choc en retour : c’est là un instinct primitif, qui a sa source dans le mouvement réflexe, dans l’irritabilité des tissus vivants, et sans lequel la vie serait impossible : les animaux privés de leur cerveau ne cherchent-ils pas encore à mordre qui les pince ?Récifs coralliens moribonds, océans sans poissons, forêts tropicales réduites à peau de chagrin, sols artificialisés, agriculture intensive faisant massivement appel aux intrants chimiques et à la pollinisation mécanique, le tout dans un contexte de réchauffement de 4 ou 6 °C, avec des millions de victimes chaque année de l’insécurité alimentaire, des inégalités croissantes, d’événements climatiques extrêmes ou plus simplement d’un environnement très dégradé néfaste à leur santé et impropre à leur épanouissement : que ce soit la direction que nous prenons pour l’instant ne fait guère de doute.Ils sont tournés vers eux-mêmes.