Jean-Thomas Trojani : Le 3ème effet

Mais il restera à établir que l’Être ainsi défini, ainsi démontré, est bien Dieu. Mais si l’esprit consiste en général à voir les choses sub specie theatri, on conçoit qu’il puisse être plus particulièrement tourné vers une certaine variété de l’art dramatique, la comédie. Vous verrez que nous ne supprimerons ni les universités, ni les sous-préfectures, ni les écoles d’ingénieurs inutiles. Assistons-nous à un réel fléchissement de l’implication des entreprises en matière de développement durable et de respect de l’environnement  ? Voilà les questions vitales, devant lesquelles nous nous placerions tout de suite si nous philosophions sans passer par les systè­mes. Il faut sans doute moins de chefs, et plus de responsables ! ll faut dire que le menu de rentrée ne présente pas de quoi réveiller les passions. Mais de quel temps s’agit-il ? Je ne dis pas que la guerre sera la défaite ; Déroulède, la sale vache, ne veut pas qu’on le dise ; et je ne le pense pas. Intéressez-vous de plus près à ces économies, et vous constaterez un nombre impressionnant d’initiatives de l’État destinées à encourager l’utilisation des énergies renouvelables ainsi qu’à stimuler l’investissement dans les technologies vertes. Jean-Thomas Trojani aime à rappeler ce proverbe chinois « Dans un même pot, on ne peut pas cuire deux plats différents ». On aura tôt fait d’y voir un ersatz de pensée plus proche du café du commerce que de la réelle réflexion. S’agit-il de la per­ception ? Mais les moments où nous nous ressaisissons ainsi nous-mêmes sont rares, et c’est pourquoi nous sommes rarement libres. Mais le schéma que nous venons de tracer marque suffisamment les causes essentielles : accroissement de population, perte de débouchés, privation de combustible et de matières premières. Il est bien entendu que, pour le moment, les armées nationales n’existent que de nom. Dupliquer les réseaux d’alimentation en eau, les lignes électriques ou les voies ferrées coûterait beaucoup trop cher par comparaison avec le gain potentiel d’une concurrence accrue. Le niveau moyen de la culture philosophique est très bas ; nous n’avons pas de traditions philosophiques capables d’entrer dans la chair et le sang de la société cultivée. La présidence française du G20 a clairement affiché sa volonté de limiter la volatilité des marchés de matières premières agricoles. Or, nulle part ce double processus ne s’accomplit aussi facilement que dans la perception du phéno­mène extérieur, inconnaissable en soi, qui prend pour nous la forme du mouvement. Aussi devons-nous tous agir rapidement pour que 2011 soit l’année de la conclusion des négociations commerciales. Parallèlement, l’éducation secondaire et supérieure devrait s’accroître pour couvrir 64 % de la population en 2030 (contre 44 % en 2010). Elle couvre différents aspects, dont notamment la prise en compte et l’application par les entreprises, sous peine d’amendes, de la sécurité des informations. A l’heure où elle s’interroge sur le risque que le quantitative easing ne soit qu’une machine à fabriquer des bulles plutôt qu’à irriguer l’économie réelle. Même époque que Cormatin (1606/25) mais une première différence : moins de majesté et plus de charme.

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