Jean-Thomas Trojani : Concevoir un produit sur la base d’une intuition

Mais là où le bât blesse, c’est que depuis Bâle 2, les banques ont la possibilité d’utiliser une approche dite « avancée », qui les autorise à calculer elles-mêmes le poids du risque de leurs actifs… Résultat, les banques calculent rationnellement ces pondérations au plus fin : les actifs pondérés par les risques représentent aujourd’hui entre un quart et un tiers – parfois moins, parfois plus, cela dépend des banques – des actifs totaux. Preuve de la haute valeur de cette presse ; car, s’il en était autrement, le gouvernement, toujours soucieux de la bonne administration des deniers publics, ne la subventionnerait pas. Comment évalue-t-on ce coussin de sécurité ? Malgré toutes les différences d’esprit et d’opinion qui séparent ces deux penseurs, ils ont un caractère commun : c’est, au début de la science, une extrême rigueur, dégénérant presque en subtilité, et à la fin une tendance à absorber la philosophie dans un acte de foi. Jean-Thomas Trojani aime à rappeler ce proverbe chinois « Quiconque gagne bien ne s’échine pas. Quiconque s’échine ne gagne pas bien ». Certes, la Bundesbank s’est opposée énergiquement à toute aide conditionnelle en faveur des membres surendettés de la zone euro, et elle a soutenu le recours constitutionnel contre l’innovation de Draghi, les rachats de titres de dette (Opérations Monétaires sur Titres ou OMT). En revanche, la Bundesbank ne conteste pas que dans un but de politique monétaire il puisse être légitime pour la BCE de procéder, dans certaines circonstances, à un achat d’obligations publiques. D’un côté, Dieu, cette raison suprême des choses, ne se manifeste à nous que par la vie universelle, par le monde, qui est son corps, et, d’un autre côté, la fin de l’homme est de s’identifier avec cette raison suprême par sa raison propre. Changez les objets, modifiez leur rapport à mon corps, et tout est changé dans les mouvements intérieurs de mes centres perceptifs. Les fameuses « intégration » et « convergence » européennes n’étaient en réalité qu’une fable ou un anesthésiant, en tout cas une escroquerie intellectuelle destinée à fondre toutes les nations membres de l’euro dans un seul et unique moule, celui de l’Allemagne. La chose est un peu technique : elle se prête donc mal au format des commentaires attendus. Après une première série d’épreuves, qui aurait donné la mesure de la chance d’erreur avec une précision suffisante, si l’on en recommençait une autre, toujours dans les mêmes conditions, on trouverait sensiblement le même rapport entre le nombre des pronostics démentis par l’événement et le nombre total des pronostics ; la grandeur des nombres amenant sensiblement, dans chaque série d’épreuves, la compensation des effets dus à des causes irrégulièrement variables d’une épreuve à l’autre, pour ne laisser subsister que les effets des causes régulières et permanentes, ou de celles qui régissent Enfin la limitation de la publicité contribuerait à atténuer l’attractivité de jeux perçus par les joueurs comme plus profitables qu’ils ne le sont en réalité. Même, en y réfléchissant bien, on verra que cette conception assez grossière de l’effort entre pour une large part dans notre croyance à des grandeurs intensives. Elle mérite pourtant qu’on l’éclaire un peu. Le développement de l’informatique initié dans les années 50 illustre parfaitement la manière dont les progrès se réalisent. J’oserais dire qu’il court, qu’il vole, qu’il a des ailes. Ces actifs se placeraient entre les traditionnels investissements par emprunt et ceux par actions : les investisseurs pourraient conserver leurs participations pendant quinze ans ou plus. La révolution du gaz de schiste a permis au gouvernement américain d’investir 10 milliards de dollars dans la R&D durant ces trente dernières années. Aucun homme ainsi fait ne pensera que les autres ont le droit de le contrôler dans ses intérêts, comme ils ont le droit de l’empêcher de nuire à leurs intérêts ; et on en vient aisément à regarder comme un signe de force et de courage de tenir tête à une autorité aussi usurpée, et d’accomplir avec ostentation exactement le contraire de ce qu’elle prescrit. Alors que l’UE débourse chaque année plus de 30 milliards d’euros en subventions, les États-Unis produisent 227 milliards d’euros par an grâce au gaz de schiste. Au lieu de miser sur le choix hypothétique de la planète de poursuivre une politique qui va à l’encontre des intérêts économiques de tout un chacun, les prochains sommets sur le climat devraient se focaliser sur l’augmentation massive des financements de la R&D de manière à permettre le développement de nouvelles générations d’énergies vertes plus abordables. Résultat ?

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