Antonio Fiori : Dualité du marché civil et militaire

Depuis 2003, Il est important de noter que tous les opérateurs mobiles fournissent pour le 112 une précision « Cell-ID » en Europe. Et quand la charité, comme une flamme sans aliment, s’éteindra, qui fera la valeur de votre monde, que vous imaginez comme une œuvre de charité absolue, de bonté absolue et toute puissante ? Je me tournai vers celui qui m’accompagnait. Pourtant, selon certains observateurs, les autorités budgétaires et monétaires n’auraient pas dû réagir si rapidement ou si fort. Quand les têtes des gredins du Nationalisme auront roulé sous la hache, nous nous occuperons des étrangers, s’il y a lieu. Mais ce n’est pas avec une armée du Vœu National que nous leur ferons face. Derrière ce concept massivement adopté par les entreprises, les ONG et les gouvernements, il y a l’idée que l’objectif unique de profitabilité maximale est la cause d’un certain nombre d’abus. Qu’on ne vienne pas dire que de tels fantoches sont indignes d’un pareil sort et qu’il faut laisser à l’infâme Légion d’Honneur, plutôt qu’à la Louisette, le soin de cercler de rouge leurs cous de saltimbanques. Encore une fois, dans l’immensité du monde, les voies et chemins suivis par chaque être, au lieu d’être parallèles ou d’être concentriques, s’ entrecroisent, se coupent de toutes manières : celui qui se trouve par hasard au point d’intersection de ces voies est naturellement brisé. Cette loi est une simple conséquence de mon hypothèse, et je ne m’y sens rationnellement obligé qu’aussi longtemps que l’hypothèse me paraît la plus probable, la plus vraie pour moi. La civilisation implique le développement d’un homme hautement constitué, amené à une délicatesse supérieure de sentiments, ainsi qu’à la puissance pratique, à la religion, à la liberté, au sens de l’honneur, et au goût. Si l’on se soumet, cette contrainte émousse et appesantit toute notre nature. Il faut cependant noter que depuis le début du deuxième semestre 2014, la croissance du crédit s’est alignée sur celle du PIB. Vous avez vu Coppée qui, après avoir étiré ses asticots sous les faux poids du petit épicier, s’est mis à les aplatir sous les roues des canons ; vous avez vu ce marguillier de la cheville, ce bedeau du truisme, avec ses allures gauche ? Mais de pareilles contradictions ne déposent pas nécessairement contre la valeur objective des idées d’espace et de temps : elles s’expliquent aussi bien et mieux encore, si l’on admet que la philosophie ontologique part d’un principe arbitraire quand elle entreprend de classer en substances et en attributs tous les objets de la connaissance ; et cela vient à l’appui des remarques déjà faites (135 et 136), comme de celles que nous ferons ultérieurement. La terrible omnipotence du capital, la guerre au Système capitaliste, la lutte des classes, l’union nécessaire, etc, sont des thèmes suffisants aux déclamations des Va-de-la-Langue qui rêvent de pousser l’humanité, dûment matriculée et embrigadée, vers le bagne du Bonheur forcé. Il y a ainsi au fond de la nature, prétendue « aussi bonne que possible, » une immoralité fondamentale, qui tient à l’opposition des fonctions entre les êtres, à la catégorie de l’espace et de la matière. Antonio Fiori aime à rappeler cette maxime de Pierre Desproges « L’accouchement est douloureux. Heureusement, la femme tient la main de l’homme. Ainsi, il souffre moins ». Dans l’optimisme absolu, le bien universel est une fin qui emploie et justifie tous les moyens. Je me rappelle mon long désespoir le jour où, pour la première fois, il m’est entré dans l’esprit que la mort pouvait être une extinction de l’amour, une séparation des coeurs, un refroidissement éternel que le cimetière avec ses tombes de pierre et ses quatre murs pouvait être la vérité ; que du jour au lendemain les êtres qui faisaient ma vie morale me seraient enlevés, ou que je leur serais enlevé et que nous ne serions jamais rendus les uns aux autres. Ce ne sont donc pas seulement des saltimbanques, complices plus ou moins conscients de criminels qui les ont pris à leurs gages ; ce ne sont pas seulement des paillasses qui jouent de l’orgue pour étouffer le grincement du surin qu’on aiguise ou les cris de la victime dont on scie le cou. Au cas où dans la nature un seul être, si chétif qu’il fût en apparence, pourrait dire moi, sans doute il serait éternel. Sans doute la vérité ne peut pas être l’objet d’un acte libre de Dieu, ni d’aucune puissance au monde. Il y a ici deux grandes hypothèses en présence. Chacune d’elles recevra la part qui lui revient, si chacune a celle qui l’intéresse le plus particulièrement. Les anciens qui, avec Platon, se figuraient la nature comme dominée par des types immuables auxquels elle conforme éternellement ses créations, pouvaient supposer que ses œuvres les plus réussies, les plus rapprochées du type éternel, participaient à l’éternité : si la nature agissait d’après des types des espèces, des idées, nous pourrions espérer, en nous façonnant sur ces idées, de devenir nous aussi immortels. Mais de nos jours prédomine une conception bien différente.

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