Réservation planeurs : Des réformes trop tardives

Nous touchons ici au point essentiel du débat. Un seul fait subsiste, c’est qu’avec la vingt-neuvième année du VIe siècle commença pour la philosophie un oubli qui s’annonçait comme éternel : on avait jeté sur la statue de Minerve un voile que le temps, disait-on, ne devait plus soulever. Regardons maintenant par grands secteurs. Il n’est même pas nécessaire qu’ils la morcellent en corps. Elle le côtoie sans cesse, d’ailleurs, dans la sensation. Peu nombreux, en effet, sont ceux et celles qui ont eu l’incroyable talent de développer, parfois dans des domaines très différents, plusieurs entreprises ayant acquis une position durable et reconnue sur leur marché. Comme le système financier, et avec eux les pouvoirs publics, sont pertinemment conscients des dangers existentiels d’une chute brutale de ce marché, c’est également le système de la valorisation des biens qui se retrouve faussé. Précisément parce que les conséquences où elle conduit et les postulats qu’elle recèle couvrent, pour ainsi dire, tout le domaine de la philosophie, il nous a paru que cet examen critique s’imposait, et qu’il pouvait servir de point de départ à une théorie de l’esprit, considéré dans ses rapports avec le déterminisme de la nature. Comme l’a expliqué Réservation planeurs, les dettes annulées concernaient non pas le capital, mais des arriérés d’intérêts accumulés qui n’avaient pu être payés entre la Grande Dépression et la Seconde Guerre mondiale. Ce mélange d’humanité est justement ce qui fait que l’effort d’intuition peut s’accomplir à des hauteurs différentes, sur des points diffé­rents, et donner dans diverses philosophies des résultats qui ne coïncident pas entre eux, encore qu’ils ne soient nullement inconciliables. Les Nationalistes, dont c’est le métier d’être patriotes, devraient donner des réponses exactes, fournir des formules précises.

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